Day 14 Cuando vuelva a casa voy a ser otro /Mariano Pensotti

Depuis 2006, depuis La Marea, on retrouve avec bonheur Mariano Pensotti que ce soit pour les interventions dans des lieux publics ( Sometimes I think, I can see you- métro botanique), ou au théâtre. Dans sa nouvelle création  » cuando vuelva a casa voy a ser otro » ( quand je rentrerais à la maison, je serai un autre), on retrouve son esthétique et ses thématiques développées dans les précédents spectacles présentés au Kunsten et son travail sur la dissociation entre narration et représentation.  Dans El pasado es un animal grotesco (2010) , Mariano Pensotti , avec un plateau tournant, explorait la vie de quelques personnages sur dix ans confrontant leur désir à leur transformation dans la réalité. Avec Cineastas (2013), la fiction et la vie se confrontaient sur une scène séparée en deux niveaux : sur un niveau la vie des différents cinéastes, sur l’autre les films qu’ils étaient en train de faire. La nouvelle création reprend une structure similaire aux précédents spectacles : un narrateur, les vies intimes et l’influence qu’ont sur elles certains événements. Les rêves et le désir d’être un autre et leurs confrontations, dures, face au réel, les  succès et les échecs,  ainsi que l’histoire de l’Argentine et donc la politique sont aussi la matière de ce spectacle.

Le point de départ du spectacle est un fait réel. Au début de la dictature militaire , dans les années 70, le père de Mariano Pensotti a enterré dans des sacs des objets compromettants dans le jardin de ses parents. Ils ont été retrouvés début 2014 suite aux travaux des nouveaux propriétaires. Le père s’est retrouvé face à ce qu’il avait été et qu’il n’est plus. Cette question d’identité, de sa transformation liée aux péripéties de la vie et au désir de devenir un autre va traverser les personnages principaux de la fiction.

Chez Pensotti, la scénographie est en parfaite adéquation avec l’inventivité de la structure narrative. Ici, deux tapis roulant , des panoramas mobiles, un cadre sur lequel des textes situant l’action ( le tout vu dans un vieux musée archéologique provincial). Défilent alors les vies d’un metteur en scène qui a connu le succès il y a une quinzaine d’années et reconverti dans le show politique, partagé entre sa femme et sa maîtresse, d’une chanteuse jouant dans les mariages avec son groupe, un homme cherchant à tout prix à être un autre…

 

Untitled Sarah Van Hee

Une des artistes dont on souhaiterait être confronté régulièrement à démarche est Sarah Vanhee. Lors de la précédente édition, on aurait voulu être pouvoir suivre son projet « Lecture For Everyone » , un texte qui parlait notamment de notre relation à l’autre, et qui a été lu dans diverses réunions ( police, entreprise, etc…) pour voir les réactions qu’il provoquait. Cette fois, elle propose un projet débuté en 2012 et qui consiste à aller chez les gens et voir ce qu’ils présentent chez eux comme oeuvre d’art. Dans le quartier du Wiels, elle a a trouvé 17 habitants prêts à ouvrir leur porte, montrer et présenter leur oeuvre d’art.  Une dame présente sa fille. Un couple montre  les murs de ses toilettes remplis de souvenirs ( carte de resto, carte de visite, prospectus de lieu, billets d’avions, etc..) qui appartiennent à leur histoire de vie commune, un homme montre une sculpture due à son père et raconte comment les tableaux et l’art sont venus dans sa vie. Les regards se croisent, celui de l’habitant, ceux des visiteurs. Qu’est ce que l’art ? Quelle place a-t-il dans la vie des gens ? Comment le regard construit l’oeuvre, la crée…Lorsque la visite se termine, on nous lit un court texte qui s’achève par le numéro d’édition de notre venue . Chaque habitant a reçu 15 visites. Untitled est à vivre !

DAY 3 Bouchra Ouizguen/ Marlène Monteiro Freitas/ Leandro Nerefuh

Corbeaux /Bouchra Ouizguen

Une nuée de femmes vêtues d’un collant et d’un tee-shirt noirs, coiffées d’un foulard blanc envahissent le hall de La Monnaie. L’une d’entre elles lance un cri et commence à se balancer, les autres suivent. Ces cris, ces balancements propulsent peu à peu le public ailleurs à les voir ainsi arriver à une espèce de transe.
Simplement beau et envoûtant.

De Marfim e carne/Marlène Monteiro Freitas

Il y a quelque chose d’étrange à voir surgir sur scène les cinq danseurs. Ils ont les yeux écarquillés, leur bouche est rendue béante par un appareil employé en dentisterie. Ce qui leur donne une expression semblable à certaines représentations de la Méduse, celle qui a le pouvoir de pétrifier. Eux ont l’air d’hésiter à passer de l’état de statue à celui d’humain. Il y a comme une sidération dans leur corps, dans leur façon de saccader leurs déplacements. Tout ce que leurs mouvements apportent comme questions est souligné par la musique qui passe de Monteverdi à  » my body is a cage » d’Arcade Fire, entre autres. Le travail sur cet entre-deux est captivant. Le spectacle se termine sur avec les cinq danseurs devant un micro chantant « feelings » dans une interprétation live de Nina Simone s’adressant  au public, lui demandant de l’aider, s’interrogeant sur comment l’auteur en est arrivé à écrire cette chanson.

Pour cette chorégraphie, Marlène Monteiro Freitas s’est inspirée des mythes de Pygmalion et d’Orphée ainsi que du film d’Alain Resnais et Chris Marker « les statues meurent aussi ».

 

 

 

 

DAY 2 Trial about fake & L’encyclopédie de la parole suite n°2

Trial about Fake/ Manu Riche

Sur la scène du KVS, quelques tabourets, des écrans, des spots… Le public est libre de se répartir soit sur la scène auprès des comédiens qui lisent le procès, soit de se mettre à l’écart, dans le noir. A l’écoute, on devine qui est l’avocat, qui est le procureur … le tout est une parole fleuve, accablante, une parodie car l’accusé ne pourra échapper à la condamnation.

L’encyclopédie de la parole suite n°2 /Joris Lacoste

Après la suite n°1 vue en 2013 au Théâtre Américain, voici la suite n°2 basée sur le même principe ( les langues, la choralité) mais avec une dramaturgie bien différente. Dans Suite n°1, l’aspect ludique dominait. La suite n°2 présente comme un zapping d’une heure trente sur le monde, avec ses langues, ses futilités, ses drames. Sur scène, ils sont cinq, vêtus de sombre comme des musiciens classiques,   à se partager ces instantanés aux sources diverses, qui ont toutes été dites sous une latitude éloignée ou proche, tout comme leurs résonances dans notre réel. Elles sont reproduites dans leur langue ( japonais, lingala, portugais, russe, espagnol…) et dans leurs intonations originelles. On passe de l’allocution de Bush annonçant l’attaque en Afghanistan,  à un crash aérien au large de l’Ecosse, à des parents qui ne veulent pas entendre l’homosexualité de leur fils, à une leçon d’aérobic,  aux mesures d’austérité par le premier ministre portugais, aux arrêtés d’un procès, la colère d’une femme contre son fournisseur d’accès… Le tout sur un mode musical, non seulement du à la présence de quelques instruments qui donnent le la mais travaillant les contrastes ou les accords, les assonances comme les dissonances, les rencontres… des cris de jouissance à un ivrogne, en passant par le message d’un Syrien à Bachar El Assad. il y a les solos, les duos, la choralité, les superpositions entre les récits qui jouent entre les tonalités comme celui impassible d’un ministre et la cadence « militaire » d’une prof de sports.

Joris Lacoste réussit un montage subtil entre tous ces pans de réel qui surgissent de espace fictionnel de la scène. Le fond noir, les costumes sombres, tout confère à créer une atmosphère neutre et pourtant rien de cela. Chaque parole fait écho à notre monde, à son Histoire, à ces histoires grandes ou petites, à des émotions, à des luttes, à des catastrophes. Ce sont des nouvelles que nous avons entendues ou lues dans les journaux, des conversations captées, certaines nous rappellent du vécu ( ah le calme de l’employé du téléphone !). C’est  » la musique » qui guide le montage et fait coexister ces paroles si diversifiées et non l’intensité de leur contenu dramatique. C’est cette structure qui nous aide à construite le sens, à cheminer dans ces pans de réel.

le Kunsten a 20 ans !! Day one Opening

DAY ONE OPENING

Les Marches de la Bourse Anna Rispoli

La performance orchestrée par Anna Rispoli ne pouvait mieux ouvrir cette édition du kunsten. Par son côté politique et son côté bruxellois, elle symbolise une grande partie du terreau du festival. Avant que le bâtiment de la bourse ne soit dévolu à la bière et au tourisme, Anna Rispoli a voulu montrer comment et combien ses marches ont été occupées par des citoyens pour des revendications ou célébrations diverses du 10 novembre 1963 au 8 mai 2015, des post-baptêmes de l’ULB à la platform Pentagone en passant par les sans papiers, les Catalans, les Burundais,les Palestiniens, la marche blanche ou les supporters des diables rouges, la mise en question du nucléaire, le survol de bruxelles,  » free Ali Aarrass »…Aujourd’hui, on ne donne plus d’autorisation pour manifester sur les marches de la bourse. Ce  » re-enactment » nous montre la force citoyenne et sa nécessité d’exister dans toute démocratie. A les voir se côtoyer ces diverses manifestations, on se dit qu’il ne faut jamais abandonner ce rôle de citoyen. Cette performance fait également le lien avec l’édition précédente placée sous le signe du politique et l’esprit qui a fondé le Kunsten ouvert sur le monde et ses citoyens et les pratiques des artistes.

Gala / Jérôme Bel – Zinnema

Depuis une quinzaine d’années, Jérôme Bel est régulièrement invité à présenter ses créations à Bruxelles, soit au Kunsten, soit au Kaaitheater. Gala, le spectacle avec lequel il ouvre le kunsten, est dans la lignée de ses précédents spectacles et plus particulièrement de Disabled Theater ( KFDA 2012). On pourrait y lier aussi Un spectateur (KFDA 2009) et Cour d’Honneur (Avignon 2013). Car il est question de regard, « d’amour » et de désir. Dans Spectateur, Jérôme Bel racontait ses souvenirs et Images intégrées 1émotions de spectateur. Dans Cour d’honneur, des spectateurs narraient leurs images fortes de la cour d’honneur.

Gala commence avec un diaporama de salles de spectacles de toutes dimensions, de toutes architectures…La structure de Gala est semblable à celle de Disabled Theater : une présentatrice qui annonce ce qui va venir, une version de chacun pour une figure ( ici ballet, moonwalk, …) , des propositions de certains d’entre eux….Gala rassemble des danseurs amateurs de tous horizons, de tous âges,  de toutes corpulences… Tous n’ont pas le corps ciselé par la pratique qu’ont la majorité des danseurs professionnels, tous ne sont pas des virtuoses. Jérôme Bel met en avant le désir, l’amour de la danse. Il ne s’agit pas de fasciner par « le bien faire », l’excellence ou la maîtrise absolue. Avec Gala, on parcourt, vit et partage divers états du plaisir de la danse et du corps en passant par le classique, le pop, la salsa, les majorettes…

Gala est une ode au plaisir et au désir de la danse. A voir !!

presque rien et tout un monde // Pindorama Lia Rodrigues

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Travaillant dans une favela à Rio de Janeiro, Lia Rodrigues a le souci de travailler ses spectacles avec peu de moyens techniques et scénographiques afin qu’ils puisent être montré dans un maximum d’endroits et aller ainsi à la rencontre de tous les publics.  Une bâche en plastique, des ballons d’eau, voilà ce qu’utilisent les onze danseurs pour Pindorama, troisième pièce d’un triptyque sur le collectif. le public est debout, invité à se déplacer dans l’espace. Les danseurs arrivent et déploient une longue bâche en plastique. Une femme nue arrive, vide une bouteille d’eau sur elle et circule puis laisse balloter son corps suivant les mouvements, de plus en plus forts, qu’impulsent les danseurs à la bâche. De la petite vague on passe à la houle. Brume d’eau, bruit du plastique, le public est de part et d’autre, témoin de la beauté hypnotisante de cette tempête. Ensuite tous les danseurs vont nus se rouler sur la bâche,  d’abord dessous laissant le flou sur les corps puis se grouper, se rassembler, les corps des uns sur les corps des autres , mélés. La sensualité va encore gagner par la suite. La bâche repliée, les onze danseurs entrent nus, se douchent avec une bouteille d’eau et se glissent animalement vers les ballons d’eau déposés ça et là sur le sol. Public et danseurs ne forment plus qu’un groupe, les corps des danseurs se glissant tels des serpents entre les spectateurs. Un  moment sensuel, animal et d’une éclatante beauté.

 

 

Intérieur Claude Régy

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Regarder un spectacle de Claude Régy est toujours synonyme d’une grande expérience esthétique due non seulement à ce qu’il déploie sur scène mais également via la rencontre avec le texte. Quelle justesse dans celle-ci ! Un sol de sable, matière qui peut se marquer mais sur laquelle tout s’efface, le côté de la famille qui baigne dans une lumière grège et douce, ignorant la catastrophe et de l’autre côté dans le bleu, les voisins qui parlent de la jeune fille morte et de l’avancée du convoi qui ramène la dépouille vers la famille. La mort est présente dans le récit et sur scène avec la présence de l’enfant qui dort sur le sol. Si le théâtre est bien l’endroit où morts et vivants se côtoyent, si Régy travaille le temps comme une musique, tout cela est éblouissant de finesse et de justesse.

un moment poétique // notallwhowanderarelost – Benjamin Verdonck

Benjamin Verdonck est-il de notre monde ? En tout cas, il le change. Les interventions, créations de Benjamin Verdonck nous pousse à poser un autre regard sur notre quotidien, sur un fait, sur les choses. C’est inventeur qui se joue de la banalité. Il y a quelques années, il avait accroché un nid sur les hauteurs d’un immeuble du centre de Bruxelles. Quelque que soit la thématique qu’il questionne dans ses spectacles, il parvient à bousculer notre regard. Cette fois, il nous propose un autre moment poétique en créant un théâtre de table. Le titre s’inspire d’un poème de Tolkien ( tous ceux qui errent ne sont pas perdus….). Doucement, on entre dans l’univers et dans le temps auquel nous Benjamin Verdonck.  Entrée, sortie, il nous procure un moment poétique avec des boîtes de coca, un ballon et une chaise ! L’équilibre, qu’on pense impossible, tient à peu de chose… Avec le théâtre, phrases, triangle défilent, jouent avec la perspective, avec les cheminements pas toujours droits. Cela parait simple, c’est juste délicat, c’est un temps d’invention et de liberté pour chacun des spectateurs. Benjamin Verdonck nous offre un moment aussi poétique que magique .

notallwanderarelost jusqu’au 17 mai au KVS http://www.kdfa.beCapture d'écran 2014-05-14 12.04.17

une histoire de regard// Untitled Sarah Vanhee

Une des artistes dont on souhaiterait être confronté régulièrement à démarche est Sarah Vanhee. Lors de la précédente édition, on aurait voulu être pouvoir suivre son projet « Lecture For Everyone » , un texte qui parlait notamment de notre relation à l’autre, et qui a été lu dans diverses réunions ( police, entreprise, etc…) pour voir les réactions qu’il provoquait. Cette fois, elle propose un projet débuté en 2012 et qui consiste à aller chez les gens et voir ce qu’ils présentent chez eux comme oeuvre d’art. Dans le quartier du Wiels, elle a a trouvé 17 habitants prêts à ouvrir leur porte, montrer et présenter leur oeuvre d’art. Une dame présente sa fille. Un couple montre les murs de ses toilettes remplis de souvenirs ( carte de resto, carte de visite, prospectus de lieux visités à l’étranger,tickets de spectacles, billets d’avions, etc..) qui appartiennent à leur histoire de vie commune. Ils ne nous racontent l’histoire que peut contenir chaque bout de papier mais le présente comme un aperçu sur leurs vies. On pense aux listes souvent employées par les plasticiens, aux installations que L’américaine Sarah Sze réalise avec des objets du quotidien tandis que notre oeil se promène parmi tous ces papiers. Uhomme montre une sculpture due à son père, artisan, et raconte comment les tableaux et l’art sont venus dans sa vie, comment son père a formé son regard et on passe d’un paysage ardennais réalisé par le coiffeur du village de sa grand-mère à des pièces acquises en galeries et liées à des discussions autour d’oeuvres. Les regards se croisent, celui de l’habitant, ceux des visiteurs. Qu’est ce que l’art ? Quelle place a-t-il dans la vie des gens ? Comment le regard construit l’oeuvre, la crée…Lorsque la visite se termine, on nous lit un court texte qui s’achève par le numéro d’édition de notre venue . Chaque habitant a reçu 15 visites, chaque comme une édition particulière d’une oeuvre. Untitled est à vivre !

On ne rejoue pas le passé // Timeloss Amir Reza Koohestani

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La nouvelle mise en scène d’Amir Reza Koohestani (°1978 Chiraz-Iran) cite celle avec laquelle on l’a découvert en 2004 au Kunsten : dance on glasses. Soit les derniers échanges d’un couple qui se sépare. Timeloss débute dans le noir. Une voix off, celle du metteur en scène, nous raconte que tous les spectacles,qu’il a fait, sont dédiés à une seule personne, qui n’est jamais venue les voir depuis leur rupture narrée dans Dance on glasses. Pour le DVD de ce spectacle, il doit réenregistrer les voix car le son est de piètre qualité.  Sur scène, non plus face à face séparé par la longueur de la table, mais ne se faisant plus face, le regard collé à la vidéo, le texte posé sur la table. Ils répètent avant l’enregistrement. Que répètent-ils ? une pièce qui commence par un jeu ou une séquence de leur vie passée qui tente de se superposer à leur aujourd’hui.  Ils ne se sont plus vus, ni parlés depuis leur séparation. Ils tentent d’en ausculter la raison. Elle la lui raconte, c’est après une fête d’anniversaire où ils ont été comme absents au monde et à eux-même. Ensuite ajoute qu’il y a nombre de disputes. Et lui continue de demander si c’est ça la réalité de leur séparation, cette fête, argumente que les disputes sont intrinsèques à  la vie de couple, veut savoir quelle est sa vie aujourd’hui , a-t-elle aimé un autre homme….  Peu à peu, leur dialogue au présent se confond comme il se confronte avec les paroles de  » dance on glasses ». Lui paraît perdu, toujours blessé par cette rupture, elle s’affirme sans regret avoué, libre… On ne rejoue pas le passé nous dit la voix off prenant pour exemple le mythe d’Orphée qui perd à nouveau son Eurydice en se retournant .  Qui est mort, ne revient pas à la vie, amours, personnes… et la voix qui égrennent des amis morts dans le tremblement de terre de Bam, dans un accident …  Dans le programme, Amir Reza Koohestani présente son théâtre  comme « celui de l’incapacité des hommes et des femmes à se lever ». C’était présent dans son Ivanov. Encore plus ici, où l’homme est incapable de quoi que ce soit envers la femme qu’il aime encore. C’est sur cette incapacité et ce regard vers le passé que la pièce touche délicatement.

 

Théâtre National de la Communauté française
7, 8/05 – 20:15
9/05 – 22:00
10/05 – 18:00
Farsi > NL / FR
1h

Text, direction & stage design
Amir Reza Koohestani

With on stage
Hassan Madjooni, Mahin Sadri

And on video
Abed Aabest, Behdokht Valian

Music & sound creation
Pouya Pouramin

Costumes designer
Negar Nemati

Video & technical direction
Davoud Sadri

Director’s assistant
Mohammad Reza Hosseinzadeh

Stage manager & surtitles operator
Negar Nobakht Foghani

Translation & surtitles adaptation
Massoumeh Lahidji

The play contains video excerpts of
Dance On Glasses

Text, direction & stage design
Amir Reza Koohestani

With
Sharareh Mansour Abadi, Ali Moini

Choreography
Ehsan Hemat

Music
Thousand Years by Sting

Production
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